Pourquoi il faut reconstruire les fils
Une boîte aux lettres est un tas plat de messages. La structure de la conversation vit dans deux en-têtes : In-Reply-To, qui nomme le message auquel on répond, et References, qui porte toute la chaîne jusqu'à la racine. Votre logiciel de messagerie reconstruit l'arbre à partir d'eux chaque fois qu'il vous montre une conversation. Une fois les messages exportés en fichiers, ce travail est à refaire — et la plupart des outils qui ouvrent un export ne le font tout simplement pas.
L'algorithme
On utilise ici l'algorithme de threading de Jamie Zawinski, écrit pour Netscape Mail en 1997 et toujours la bonne réponse. Un conteneur par Message-ID ; chaque message rattaché sous la chaîne que nomme son References ; les conteneurs vides élagués ; et seulement ensuite, en option, un repli qui compare les objets.
Le repli par objet, et pourquoi c'est un choix
Certains clients suppriment References quand on répond depuis un téléphone ou depuis un webmail qui réécrit les en-têtes. Ces réponses arrivent sans rien pour les rattacher, et comparer les objets est le seul moyen de les récupérer. Cela fusionne aussi, parfois, deux messages sans rapport qui partagent un objet générique — douze fils « Re : réunion » distincts n'en formant plus qu'un.
C'est pourquoi le repli est un interrupteur, activé par défaut, et le nombre de racines qu'il a absorbées s'affiche à côté du résultat. Si ce nombre est élevé et que les fils semblent faux, désactivez-le et comparez. Le repli ne fusionne qu'une racine qui ressemble à une réponse : deux non-réponses au même objet restent séparées, car ce sont bien plus souvent deux annonces qu'une seule conversation.
Les messages manquants sont montrés
Quand toutes les réponses d'un fil nomment un message absent des fichiers fournis, l'algorithme produit un conteneur sans message. C'est un vrai résultat : il est dessiné comme un trou dans l'arbre avec son Message-ID, et non masqué. Le masquer rattacherait silencieusement ses réponses ailleurs et ferait paraître le fil moins profond qu'il ne l'était.
Formats
EML, MSG d'Outlook et archives MBOX, dans n'importe quel mélange, et le format est détecté d'après les octets et non d'après le nom du fichier. Un MBOX est listé à partir de ses seuls en-têtes : une grosse archive de liste de diffusion est donc reconstituée en bien moins d'une seconde ; le message complet n'est analysé qu'à l'ouverture.
Confidentialité
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